mercredi 1 décembre 2010

Le Post-Taylorisme

Suite aux problèmes qu'à engendré le taylorisme, le "post-taylorisme" voit le jour, c'est une organisation de travail qui met en œuvre diverses formes de participation des travailleurs aux décisions concernant la production.
Le but est de remédier aux dysfonctionnement liés au taylorisme (démotivation des travailleurs, par exemple).

On distingue cinq formes de "post-taylorisme" :

  • Rotation des postes : l'ouvrier occupe successivement différents postes de travail pour éviter la routine et pour avoir une vision plus globale du processus de production.
  • Élargissement des tâches : les tâches sont moins fragmentées, moins pénibles, moins répétitives.
  • Enrichissement des tâches : le travail s'étend à d'autres tâches telles que le réglage et l'entretien des machines. Cela implique une "responsabilisation" du travailleur.
  • Groupes semi-autonomes : quelques ouvriers s'organisent librement pour réaliser un niveau de production fixé par la direction.
  • Cercles de qualité : les groupes de travailleurs volontaires se réunissent pour améliorer le processus de production et la qualité des produits. C'est une remise en cause de la division verticale du travail énoncé dans le taylorisme.

    mardi 30 novembre 2010

    un exemple d'entreprise fordiste: Renault



    Le groupe Renault, est un constructeur automobile français, lié au constructeur nippon Nissan depuis 1999. 
    Ce groupe possède des usines et filiales à travers le monde entier.
    Il est fondé par les frères Louis, Marcel et Fernand Renault en 1898 et se démarque rapidement par ses innovations. 



     Objectifs de Louis Renault :
    1) obte­nir des ouvriers un ren­de­ment plus grand pen­dant les heures de tra­vail ;
    2) appor­ter les amél­io­rations néc­ess­aires dans les mét­hodes de tra­vail et sur­tout dans l’outillage ;
    3) sup­pri­mer la main-d’œuvre inu­tile ;
    4) orga­ni­ser les char­ge­ments et les déch­ar­gements auto­ma­ti­ques des matières ;
    5) orga­ni­ser la manu­ten­tion méca­nique, les convoyeurs.



    Aujourd'hui, l'entreprise Renault tend à privilégier la qualité de ses produits.
    Cependant il ne faut pas oublier qu'elle a été nationalisée au sortir de la Seconde Guerre mondiale en grande partie à cause de la collaboration avec l'occupant nazi en produisant en masse des véhicules militaires ou des obus par exemple.
    Renault s'est donc mis à produire en masse des armements militaires et a réduit considérablement la production d'automobiles, afin d' avoir de meilleurs rendements car en période de guerre les armements militaires sont indispensables.







                                                     ci-dessus une image du logo Renault.

                                                  

    les limites du fordisme





          Il faut retenir quatre limites au fordisme :

    • Première limite : la crise sociale, protestations;
    • Deuxième limite : les contraintes du marché;
    • Troisième limite : l'automatisation;
    • Quatrième limite : les nouvelles formes de travail, interrogation sur les capacités à changer.





    -Première limite : la crise sociale.
    Le quasi-plein-emploi stimule les revendications salariales et favorise le rejet des conditions de travail dégradantes. Le chômage a tendance à diviser le mouvement ouvrier. 
    La période 1968 représente bien tout ceci. 
    Ce sont surtout les ouvriers peu qualifiés et immigrés qui revendiquent.






    -Deuxième limite : les contraintes du marché.
    La demande varie, change de nature : elle porte davantage sur la qualité de la production,  la demande est plus attentive  au service après vente.
    La demande va petit à petit se différencier.
    Elle ne veux plus de produits standards.
    De plus, le marché est saturé pour de nombreux biens : électroménager, automobile.
    La saturation amène donc à un changement de production.



    -Troisième limitel'automatisation
    L'automatisation c'est le fait de remplacer l'homme par une machine programmable. 
    L'enjeu c'est la qualification, car on demande aux travailleurs de s’adapter à d'autres tâches mais ils ne sont pas qualifiés pour celles-ci.
    Le fordisme a déqualifié le travail.
    L'automatisation engendre des problèmes de qualification, des problèmes de rentabilité de l'entreprise à cause de la hausse de l'investissement.



    -Quatrième limite : les nouvelles formes de travail.
    Face aux problèmes que pose le fordisme, au Japon un nouveau mode de fabrication se met en place : c'est le toyotisme.




    Pourquoi a-t-on mis fin au fordisme ?

      Des salariés de moins en moins motivés et donc de moins en moins productifs:

     

         D’abord, les salariés se sont de plus en plus révoltés contre les conditions de travail qui leur étaient faites. 

    La hausse du pouvoir d’achat n’est plus apparue suffisante pour compenser la perte d’autonomie et la soumission à des cadences « infernales ».

    Cela s’est traduit concrètement par des grèves, parfois violentes, et dont les mots d’ordre étaient de moins en moins souvent salariaux : en mai 1968, en France, les slogans du genre « métro, boulot, dodo, y en a marre » exprimaient ce ras-le-bol. 

    Mais la contestation du fordisme passait aussi par des attitudes anti-productives sur les lieux de travail : 

    -hausse de l’absentéisme ;

    -coulage de la production (c’est-à-dire, production de mauvaise qualité);

    -turn over croissant (les salariés changent souvent d’emploi, dès qu’ils en ont « assez ») ;

    -contestation des « petits chefs » (c’est-à-dire essentiellement des contremaîtres qui encadrent directement les équipes d’ouvriers).


     Résultat : un ralentissement de la croissance de la productivité qui va à l’encontre des principes mêmes du fordisme. Où l’on voit que des considérations sociales peuvent avoir des répercussions économiques directes !



    lundi 29 novembre 2010

    Conséquences du fordisme

    Les conséquences du fordisme sont :

    • une hausse de la production et de la productivité, mais aussi de la consommation ;
    • une baisse du coût de production ;
    • une déqualification du travail ouvrier ;
    • un meilleur contrôle par la direction du travail ouvrier ;
    • la réalisation d'un travail ouvrier de plus en plus répétitif et monotone ;
    • une standardisation de la production dans le but de favoriser une consommation de masse.

     Cette époque a été caractérisée par l'école de la régulation.
    Ainsi, le fordisme comporte aussi bien des avantages que des inconvénients, et ces inconvénients conduiront à une crise économique et sociale de l'organisation scientifique du travail (en particulier en raison de la concurrence des entreprises asiatiques, fonctionnant selon le toyotisme). 
    Aujourd'hui, le taylorisme et le fordisme ne sont plus ce qu'ils étaient, en raison de la concurrence et de leurs incapacités à répondre à une diversification de la production, ils ont dû changer pour s'adapter, c'est pourquoi on parle aujourd'hui de néofordisme et post-taylorisme.

    mardi 23 novembre 2010

    La crise du " refus du travail " des ouvriers (fin 1960)

    La crise des années 1930 est un événement précurseur et démontre les
    conséquences d’une mauvaise compréhension des processus d’accumulation sur
    un système économique encore jeune.


    L’environnement dans lequel évolue le système de production fordiste change de
    façon notable avec les grands événements politiques.
    La Deuxième Guerre mondiale permettra le triomphe du système fordiste étasunien tandis
    que la période d’après guerre verra de nouveaux acteurs ou le retour d’anciens
    (Allemagne et Japon).
    Il importe aussi de noter les grands mouvements de
    décolonisation des années 1950 et 1960 ou de nombreux pays en voie de
    développement acquerront leur autonomie.




     La crise des années 1970 remet en cause les fondements même du
    fordisme avec de nouveaux processus d’accumulation issus de l’atteinte des
    limites du système précédant.


    La crise du " refus du travail "  est un thème apparu vers 1968.
     3 manifestations de cette crise:
    • l’absentéisme ;
    • le sabotage ;
    • les grèves .
    Cette crise a pour origine les conditions de travail dans le système fordiste .
    La spécialisation conduit à l’aliénation d’une part et d’autre part les conditions de travail 
    (bruit, odeurs ,cadence,  répétitivité, élévation du niveau de formation ) deviennent difficilement supportables à la fois par les jeunes intégrant le système mais aussi par les OS (Ouvriers Spécialisés) usés par le système .



    lundi 22 novembre 2010

    Le fordisme durant les Trente Glorieuses (1945-1975)

    Le compromis fordiste pourrait expliquer la croissance d'aprés guerre ( les Trente glorieuses).
     Il s'agit d'un accord entre les salariés et les entreprises qui pratiquent l'Organisation Scientifique du Travail.
    Malgré le travail pénible, les salariés protestent peu car en cotrepartie de rémunérations plus élevées grâce aux variations de productivité. 
    Ils ont donc un salaire plus élevé, ce qui améliore leurs conditions de vie. 
    Grâce à la croissance économique qui en résulte, l'Etat devient de plus en plus un Etat-Providence, en participant à la redistribution des richesses par le système de protection sociale qu'il met en place.
    Au début des Trente Glorieuses, les consommateurs cherchaient avant tout à acquérir les biens de consommation nouveaux : une première voiture, un premier téléviseur ou un premier frigidaire.


    Le fordisme a favorisé la croissance économique des Trente glorieuses  de deux façons:
    • il est caractérisé par les gains de productivité ;
    •  il a développé la consommation de masse grâce à l'augmentation du pouvoir d'achat et résultant du partage des gains de productivité. En effet, les consommateurs profitent de la baisse des prix des produits, les salariés voient leurs salaires augmenter, tandis que les entrepreneurs disposent des profits pour investir à  nouveau.




    Les Trente glorieuses sont donc caractérisées par :
    • le fait de rationaliser le travail et mécaniser autant que possible;
    • la division du travail et la spécialisation comme source de productivité;
    • le contrôle hiérarchique et l'incitation financière pour faire accepter un travail peu stimulant;
    • le fait de produire à coût décroissant des biens standardisés  de qualité médiocre;
    • la production en série pour la demande stable;
    • le fait de vendre ce que l'on sait produire
    • les sous-traitants amortisseurs des fluctuations de demande, cibles des réductions de coût;
    • les relations conflictuelles du travail.


     Au résultat, une croissance forte est observée dans les pays développés, s'appuyant sur un relatif consensus dans le corps social quant aux méthodes de production.
    Mais au fur et à mesure que les besoins se sont progressivement saturés, leur exigence s’est déplacée vers la qualité et la diversité, ce que le fordisme était incapable de fournir, d’une part à cause de son principe de standardisation maximale des pièces et d’autre part à cause des problèmes de motivation des salariés exposées ci-dessus.